De quoi s’agit-il ?
Le player est un lecteur audiovisuel. Il ne lit pas des enregistrements : il calcule et joue chaque note à sa fréquence exacte, selon les intervalles du Système G. Vous n’écoutez donc pas une interprétation, mais la théorie elle-même — la juste intonation rendue audible.
Deux tableaux s’affichent côte à côte : à gauche la gamme (chaque symbole avec sa fréquence en Hz), à droite la partition en cours (chaque note, sa hauteur et sa durée). Ce que le tableau montre, l’oreille l’entend : c’est là tout l’intérêt.
Prise en main, étape par étape
- Choisir une pièce Dans la bibliothèque en haut, cliquez un titre. Le champ « Rechercher » filtre par compositeur ou par œuvre ; le menu « Catégorie » restreint à un genre. La partition se charge aussitôt dans le tableau de droite.
- Lancer la lecture Le bouton ▶ Lecture joue la pièce du début ; ■ Arrêt la stoppe. La ligne en cours est surlignée et défile automatiquement.
- Reprendre à un endroit précis Cliquez une ligne de la partition, puis « ↳ Lire depuis la ligne choisie » pour partir de ce point plutôt que du début.
- Choisir la sortie sonore Le menu « Sortie » propose un instrument échantillonné, une onde sinus ou une onde carrée. L’onde sinus, dépouillée, est idéale pour juger la justesse d’un intervalle sans le timbre.
- Transposer Le champ « Transposition » décale toute la pièce vers l’aigu ou le grave (pas de 0,5). Utile pour amener une pièce dans une tessiture confortable — les intervalles justes, eux, restent intacts.
- Suivre les changements « $ » Certaines partitions changent d’instrument en cours de route (directive « $ »). La case « Suivre les changements $ » applique ou ignore ces changements pendant la lecture.
- Écouter une portion seulement Maj + clic sur une deuxième ligne sélectionne une plage ; « Lire la sélection » ne joue que ces mesures. Parfait pour isoler un passage et le réécouter.
- Voir la définition d’une note Double-cliquez une note de la partition : le player met en évidence sa ligne dans le tableau de la gamme, où figure sa formule exacte (le rapport de fréquences qui la définit).
- Charger votre propre partition Vous pouvez déposer un fichier texte (.txt) de partition directement sur le tableau : le player le lit avec le même moteur. Le format est décrit plus bas.
Sous les commandes, quatre indicateurs vous situent en permanence : la fréquence de la note en cours (Hz), sa durée (ms), la durée totale de la pièce et le nombre de notes.
Comprendre ce que l’on entend
Dans le tempérament égal des pianos modernes, chaque note a une hauteur fixe et unique. Le Système G part d’un autre constat : une même note occupe plusieurs positions selon la tonalité et son rôle mélodique. C’est cette finesse que le player rend audible.
- Positions : une note peut être basse, moyenne ou haute. Dans la notation, le nom seul est la position moyenne ; le suffixe 1 marque la position basse, le suffixe 3 la position haute. Ainsi « sib1 » et « sib » ne sont pas tout à fait à la même hauteur.
- Attraction : ces micro-différences ne sont pas arbitraires. Une note « attirée » vers sa voisine se rapproche d’elle — c’est ce qui donne aux mélodies justes leur relief et leur expressivité (le sous-titre du projet : positions et expressivité).
- Demi-ton naturel : la découverte fondatrice du Système G est la représentation exacte du demi-ton, le rapport de fréquences 22/21, dont découle la construction des gammes.
- Un cadre unifié : la même notation décrit les musiques occidentale et orientale. Le menu « Gamme » bascule entre la gamme occidentale et la gamme orientale sans changer de logique.
Écouter, tester, apprécier
La meilleure façon de saisir la théorie est de l’écouter activement. Voici quelques expériences simples à tenter dans le player.
- Isolez la justesse Choisissez une pièce, passez la sortie en « onde sinus » et fermez les yeux. Sans le timbre d’un instrument, les intervalles justes s’entendent « posés », sans le léger battement du tempérament égal.
- Entendez une même note à deux hauteurs Repérez dans une partition deux occurrences d’une note avec et sans suffixe (par ex. « sib » puis « sib1 »). Sélectionnez chacune (Maj + clic) et comparez : la différence est fine, mais réelle.
- Suivez la partition des yeux Laissez défiler le surlignage tout en lisant la colonne Hz : vous voyez la fréquence changer d’un cheveu là où le tempérament égal donnerait une valeur figée.
- Comparez deux mondes Écoutez une pièce en gamme occidentale, puis explorez la gamme orientale : c’est la même notation et le même moteur, appliqués à deux traditions.
- Remontez à la source d’une note Double-cliquez une note à suffixe pour voir sa formule dans la gamme : vous passez du son entendu au rapport de fréquences qui le définit.
Lire une partition du Système G
Les partitions sont de simples fichiers texte. Chaque ligne est soit une note, soit une consigne. Comprendre ce format permet de lire les tableaux — et d’écrire ses propres pièces.
Lignes de consigne
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@occidental / @oriental - En-tête : choisit la gamme utilisée (première ligne).
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# … - Commentaire : nom de section, tonalité ou paroles. Ignoré à la lecture.
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$ instrument - Change l’instrument à partir de cette ligne.
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NOM = expression - Définition locale (ex. « N = 550 » fixe la durée de base). La dernière définition l’emporte.
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note,durée - Un événement musical : une hauteur et une durée, séparées par une virgule.
Écrire une note
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do ré mi fa sol la si - Le nom de la note (en toutes lettres, minuscules).
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d / b - Altération : d = dièse, b = bémol (dd / bb pour le double). Ex. « fad » = fa dièse.
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g / h - Registre d’octave : g = octave grave, h = octave haute. Ex. « doh » = do de l’octave supérieure.
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1 / 3 - Position microtonale : 1 = basse, 3 = haute ; sans chiffre = position moyenne. Ex. « sib1 ».
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0 - Un silence (fréquence nulle) pour la durée indiquée.
Durées (après la virgule)
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r / b / n - ronde / blanche / noire.
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c / dc / tc - croche / double-croche / triple-croche.
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suffixe p - valeur pointée (ex. « np » = noire pointée) ; pp = double pointée.
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préfixe tr / qu - triolet / quintolet (ex. « trn » = triolet de noires).
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a-b - les durées se combinent (ex. « b-dc » = une blanche moins une double-croche).
Astuce : la lettre « b » signifie « bémol » quand elle fait partie du nom d’une note (avant la virgule) et « blanche » quand elle indique la durée (après la virgule). La virgule lève toujours l’ambiguïté.